Une journée pour parler d'exil à Dieulefit

04.10.2019

Les murs ne servent à rien est une journée organisée ce samedi 5 octobre à Dieulefit pour parler des questions de migration. Pour sa troisième édition, Chloé Peytermann, organisatrice, a souhaité donner un autre regard sur cette question en proposant une programmation multimédias.

"Les murs ne servent à rien, est une phrase issue d'un film que j'avais passé dans les éditions précédentes, où un policier de la guardia civil dit "Les murs ne servent à rien, face à des personnes qui ont fait 8000 kilomètres"", explique Chloé Peytermann. Cette phrase, elle en a fait le titre de la journée de ce samedi 5 octobre organisée à Dieulefit pour parler des questions de migration. Elle y a prévu une pluralité de récits, sous différentes formes : des films, des lectures, un parcours sonore et un documentaire, qu'elle a enregistré au refuge solidaire de Briançon, avec Radio Là.

"On a voulu capter ce qu'est ce lieu, quand on y est bénévole ou quand on y arrive", commente-t-elle. "Le parcours sonore et photographique est créé par Théo Fortunato et Suzy Chaton qui ont voyagé dans des camps de personnes en exil en Europe. Ils ont rencontré des personnes en exil et des jeunes volontaires, européens. Ce parcours sonore parle de la rencontre entre ces deux mondes."

Un engagement personnel

L'engagement de Chloé Peytermann a démarré à Genève, lors du mouvement No bunker, puis à Grande-Synthe, au camp humanitaire créé par Damien Carême et enfin au refuge solidaire de Briançon, qui accueille des personnes ayant traversées les montagnes depuis l'Italie pour arriver en France. "Les accompagner durablement et véritablement dans leur chemin pour soit obtenir l'asile soit obtenir un titre de séjour est un combat très long et très compliqué", affirme-t-elle.

Arrivée à Dieulefit il y a trois ans, elle est tout de même rassurée par l'ouverture d'esprit des habitants et leur bienveillance. D'aillaurs, deux associations existent sur la commune : l'association Espoir et l'association Passerelles. Cette dernière a été co-créée par Chloé Peytermann, dans le but de mettre en place une maison d'accueil de personnes en demande d'asile ou sous procédure dublin*. 

Plus d'informations sur la journée de samedi : Les murs ne servent à rien

*si vous n’avez pas demandé l’asile ailleurs, le règlement « Dublin III » prévoit des critères examinés les uns après les autres qui permettront à la France de déterminer l’État responsable. À titre d’exemple, il peut s’agir de l’État qui vous a accordé un visa ou un titre de séjour, de celui par lequel vous êtes entré sur le territoire de l’UE et dans lequel vous avez été contrôlé en premier. Cette responsabilité de l’État membre prend fin douze mois après la date du franchissement irrégulier de la frontière lors duquel les empreintes ont été prises. D’autres critères, plus positifs, sont prévus comme la minorité ou les liens familiaux que vous auriez en France (articles 7 à 17 du règlement). (source Gisti)


Les films programmés samedi 5 octobre :

Au Pied du mur

Cœur de Pierre

Paris Stalingrad

Un jour ça ira

Tout le programme ici.

Elodie Potente 


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