Bec 1001100

Le journal de demain, papier ou numérique ?

22.07.2019

Le Bec est allé à Nantes, au Festival de l'Info Locale où les professionnels se demandaient comment la presse allait survivre à la révolution numérique.

Le journal papier, c'est fini
La  baisse du nombre de lecteurs et des revenus de la pub ont finalement poussé beaucoup de journaux classiques à publier sur internet. Mais comment en vivre ?

Les premières tentatives pariaient sur le gratuit, car "on savait que" les gens n'étaient pas prêt à payer sur internet, mais Google et Facebook sont les grands bénéficiaire de la pub sur internet (plus des 2/3 de la publicité mondiale sur le net) . Et si les GAFAM envisagent finalement de rémunérer ceux qui font les contenus, ils s'orientent plutôt vers une "Uberisation" du métier. D'un coté ceux qui travaillent et produisent, les journalistes, et de l'autre ceux qui distribuent l'information à leurs innombrables lecteurs, récupérant leur marge au passage (cf apple news). Mais il y a moins de place pour les journaux, leur marque et la garantie de la signature qu'ils offrent.


Lancé en grande pompe le 25 mars dernier par Tim Cook en personne et disponible aux États-Unis et au Canada, Apple News+ réunit plus de trois cents titres de presse quotidienne et magazine dans une seule application mobile. Ils peuvent être consultés en intégralité moyennant un abonnement ...dont Apple garde la moitié des versements ... et la totalité des précieuses données individuelles : profil, coordonnées postales et bancaires etc.
Voir: tout pour ma pomme


Si le gratuit ne rapporte rien, alors, abonnement ou appel à dons ?

Médiapart et sa réussite insolente reste unique en France. Il vit entièrement de ses abonnements et les fondateurs sont en train de revendre leurs actions avec bénéfice à une structure qui garantira l'indépendance du journal.
Outre mer, le New York Times , une institution, a réussi son virage numérique en étant le pionnier du genre.
Outre-manche, le Guardian a conçut un mix de mécénat et de petites contributions qui s'apparentent  élégamment à des abonnements de soutien.

Mais si les gros arrive à vivre, n'est-ce pas en captant tous les contributeurs à qui il reste un peu d'argent après avoir payé Netflix, Spotify et la redevance télé ?

Et les réseaux sociaux ?

Le spécialiste marketing de "La voix du Nord" (qui appartient au groupe Belge Rossel) remarquait dans sa conférence à Nantes, que les réseaux sociaux donnent l'information brute plus rapidement que ne peuvent le faire les journaux.

Il reste donc au journaux à faire du journalisme: des enquêtes, des analyses, approfondir plutôt qu'être un miroir.

C'est bien sûr la solution qu'a choisi le Bec, avec votre soutien !

François Bouis


Connectez-vous pour publier un commentaire