Ulysse roi dIthaque 23x177cm

Natasha Krenbol

Natasha Krenbol

13.05.2020
Bastet 46x38 cm2

Bastet, 46x38 cm

 

 

Ulysse roi dIthaque 23x177cm2

Ulysse roi d'Ithaque 23x17,7cm

 

 

Nouvelles aurores 196x245cm

Nouvelles aurores, 19,6x24,5cm

 

 

Cow can see you 24x31 cm

Cow can see you, 24x31 cm

 

 

Natasha Krenbol
née à Zurich 
vit et travaille à Saillans
www.natasha-krenbol.fr

De 1978 à 1982, elle fréquente l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris sans s’y intégrer réellement. C’est au cours de ses voyages et au contact de la musique, notamment le jazz et les musiques ancestrales, que son inspiration va s’alimenter et produire une œuvre cosmopolite aux notes primitivistes.
Pour Natasha Krenbol, la peinture constitue un engagement total.
Passionnée par la calligraphie arabe, la cartographie, les graffiti, elle ne cache pas son admiration pour les œuvres de Paul Klee et d’Henri Michaux.

« Peindre un tableau c'est comme écrire un poème, attraper le vent :
“des ailes pour planer au-dessus de la vie” écrivait Vincent Van Gogh.
Il faut assumer sa part de folie, peut-être est-ce cela qu'on nomme la sagesse.
(…) Je travaille avec des moyens simples : pigments, toile ou tout autre support de fortune. Je ne sais pas à l'avance ce qui va se passer.
J'aime fouiller derrière les apparences, déceler des présences,
inventer l'occulte...
Je peins le monde, en toute subjectivité :
comme je le vois, comme je le découvre en peignant.
Au début c'est une sorte de chaos, de magma.
Je triture, je rature.
Chantier de fouille archéologique, art chaos-logique...
La toile infuse lentement.
Une image entrevue en amène bientôt une autre.
Le tableau se construit, strate après strate,
des évènements se font jour. Natasha Krenbol

Elle laisse libre cours à ce qui se dévoile spontanément, sans aucun souci d’harmonie.

Utilisant souvent un support déjà travaillé, parfois imprimé, elle travaille à peignant non pas son motif principal mais ses contours et le pourtour qu'elle recouvre souvent d'un blanc très aqueux. Ce travail de réserve laisse apparaître le personnage sur le fond initial du support, mais ne cache pas totalement le fond qui laisse transparaître des graphismes, écritures ou couleurs. Ainsi  ses séries de timbres poste : "Par le jeu de la "réserve", écrit Enzo Cormann, les créatures de Natasha Krenbol, tels des fragments de réel provisoirement détachés du monde, paradent graffitées et maculées - malpolies, pour le moins. Leurs poses dansantes d'animaux enjazzés laissent deviner le sourire qui accompagna leur invention (parlons plutôt de révélation).

" Son œuvre oscille entre le timbre-poste et de très grands formats. Les signes, qu’il s’agisse de lettres ou de chiffres, y occupent une place importante, comme autant de messages cryptés qu’il nous appartient de déchiffrer." In https://www.cnap.fr/exposition-personnelle-natasha-krenbol

« Natasha Krenbol appartient à la génération des enfants, ou plutôt des petits-enfants, de Jean Dubuffet et de poètes comme Henri Michaux.
Alimentée aux sources du blues, du jazz, et des musiques ancestrales de tous les vieux continents, elle fait partie de ces artistes dont la culture mondiale, et le sang, mêlé, semblent porter la mémoire de tous les peuples en voie de disparition : la famille des poètes, volontairement primitifs et cosmopolites, de “ Mother Earth ”, actuellement en grand danger. Pas étonnant si son œuvre, nourrie du contact avec les terres de la vie simple, ouvre naturellement des frontières qui, à ses yeux, devraient être effacées depuis longtemps. » Laurent Danchin,écrivain, critique d’art, mycelium-fr.com

Parallèlement à son travail d’artiste, Natasha Krenbol est une militante de la cause animale. Elle est aussi engagée activement dans le combat contre la peine de mort, notamment à partir du cas de Thomas Miller-El, prisonnier américain, qu’elle soutient depuis une quinzaine d’années.

Elle expose régulièrement depuis la fin des années 80 : à Paris, Centre Georges Pompidou, Musée de la Poste, Halle Saint Pierre… et dans diverses galeries en Suisse, aux États-Unis, aux Pays-Bas, en France, au Japon. EBT


---------------

En ce monde nous marchons
Sur le toit de l’enfer
Et regardons les fleurs.

Issa Kobayashi (1763 - 1828)


Connectez-vous pour publier un commentaire
   À LA UNE  |  OPINIONS