Djamila Hanafi

03.05.2020
Geometrie technique mixte sur toile preparee 47x36 cm 2019

Géométrie, technique mixte sur toile préparée, 47x36 cm, 2019

 

Geometrie technique mixte sur toile preparee 20x17 cm 2019

Géométrie, technique mixte sur toile préparée, 20x17 cm, 2019

 

les Eugenes 1

Eugène, terre cuite

 

Scupture Grosse tete 1
 Tête, terre crue

 

Djamila HANAFI

Artiste plasticienne
Vit et travaille à EURRE dans la Drôme (26)
https://djamilahanafi.odexpo.com/pro_page.asp?page=18113&lg=

 

Qui a eu l’occasion de voir travailler Djamila Hanafi reste impressionné par son énergie et sa détermination, par sa capacité à faire sienne les diverses formations qu’elle a suivies et les champs de connaissances qu’elle a développés, car c’est une insatiable exploratrice :

«  Formée à l’école des Beaux-Arts de Valence auprès de Pierre Buraglio peintre, Raymond Huard sculpteur, Jacques Clerc sculpteur, typographe, Bernard Carlier graveur, lesquels m’ont enseigné le dessin d’après, l’art du livre, l’estampe, la figuration et l’art du portrait,  je me suis par la suite inspirée de l’architecture et du bâti ancien, de l’art Africain, de la calligraphie et de l’art funéraire. »

Diplômée, elle fait plusieurs voyages d'études et résidences d'artistes en Italie, Espagne, Allemagne et à plusieurs reprises aux Etats-Unis.


En 1991, elle fait livrer dans son atelier plusieurs tonnes de terre végétale et à partir de ce jour développe une démarche artistique en sculpture.  La terre restera pour Djamila une matière « première » parmi les matières, qu’elle travaillera à la taille de son empan. Ainsi les «
 Eugène », cette série d’humanité d’argile dont chaque sculpture est marquée de l’empreinte de sa prise dans la motte de terre. Elle aime aussi recouvrir des parois entières de poignées d’argile, qui craquèle, évolue avec le temps, comme lors de son exposition « Socle » à la galerie Espace Liberté en 2007.

De la plus malléable à la matière la plus dure, Djamila les affronte, parfois physiquement :

« Je me suis toujours plu à explorer la matière. Ma pâte matérielle, ce peut être un poème, un film ou un dessin. C’est le papier léger, le caoutchouc souple et noir, la terre stupidement pesante qui se dessine des ailes, la petite ou la grande pierre socle, le fer odorant, structurant mais aussi dangereux, la couleur et la lumière lorsqu’elles veulent bien apparaître. »

Ainsi, on la retrouve en 2007 en résidence à « La Vie des Formes », Chalon-sur-Saône, sur les chantiers de Mark di Suvero, cet artiste américain qui crée des sculptures monumentales et met à disposition d’autres artistes : outillage, logistique et infrastructures. Djamila connaît le chantier, elle l’a déjà vécu dans le bâtiment, c’est vraiment un milieu, une ambiance de travail qui lui convient… Là, elle va tordre du fer, casser du béton et ouvrir une fenêtre sur la rivière. Cette confrontation physique lui est nécessaire et quelle que soit la masse à déplacer, la force à déployer, c’est d’abord une attitude mentale qui lui confèrera l’énergie nécessaire pour y parvenir.

Cette diversité de matières se retrouvera dans celle des formes qu’elle revendique :

« L’ensemble de mon travail est composé de formes figuratives, non figuratives ou abstraites, formes issues de ces multiples influences. Le champ de mes recherches s’étend du dessin au volume, de la peinture au livre, de la photographie, l’image en mouvement à l’installation. En relation avec les milieux, les situations, les humanités que je traverse, je développe des thèmes universels et puise dans chacun d’eux afin de créer des œuvres personnelles. »

Diversité aussi des outils et des techniques - du pinceau au burin, de la truelle à la forge, du modelage à la fonte chez Barthélemy - qu’elle met au service de son projet artistique :

« Je développe depuis 1991 une démarche artistique en sculpture. Sculpture comme forme, comme objet, comme structure, comme lieu. Dans mes installations, dans mes dessins, dans ma peinture, germe la question humaine. Une histoire humaine autant qu’artistique. A travers les thèmes de l’origine, du jardin ou du corps, les images se construisent et se conjuguent dans un décor de terre – concept spatial ou extrême matière. Elles se confondent et se multiplient dans un mouvement singulier, loin du centre. »

Aujourd’hui, son travail de peinture explore un champ plus abstrait « parfois minimaliste, où se dessinent des espaces composés de figures géométriques. Superpositions de matières,  aplats de couleurs, tracés de lignes, mouvements d’images et de sons ;  ces représentations,  dessins préparatoires, recherches de volumes, socles ou esquisses de la construction d’un corps, d’un élément d’architecture ou bien d’un paysage sont le reflet d’une conscience du monde. Le projet entre figuration et abstraction se veut harmonieux, sensible, et peut être aussi dans un sens, inachevé, suspendu dans sa réalisation… »

Formée à l’enseignement des arts plastiques auprès de Bernard Fournier, artiste et formateur en arts visuels. Depuis 1993, elle organise des ateliers d’arts plastiques à destination de tous les publics (enfants et adultes). Elle a animé des ateliers d’arts plastiques durant 8 ans dans les établissements publics de Valence, de Romans et de Montélimar. Aujourd’hui, elle travaille avec des enfants en établissement spécialisé. « Ces interventions, dit-elle, réactivent mes recherches. Elles les motivent et les enrichissent en les reliant au collectif. »

Djamila Hanafi a exposé dans de nombreux centres d'Art en France, en Allemagne et aux USA et a participé à de très nombreuses manifestations artistiques (voir son site)

De 2004 à 2009, elle a cogéré et animé la Galerie Espace Liberté, le salon de la petite édition Du soleil sur la page et a été présidente de la structure.

Elle développe actuellement une micro-édition de livres d’artiste au titre 21.29.7. EBT


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