Didier Hamey

30.04.2020
Didier Hamey Isidore pointe seche 2019 28x32cm

Isidore, pointe sèche, 2019, 90 x 110 cm

 

Didier Hamey Poulen pointe seche 2020 28x32cm

Poulen, pointe sèche, 2020, 28 x32 cm

 

Didier Hamey Omso pointe seche 2020 28x32cm

Ômsô, pointe sèche, 2020, 28 x32 cm

Plus d'images sur http://didier.hamey.free.fr/

 

Didier Hamey
artiste graveur, sculpteur
né en 1962 à Dunkerque
vit et travaille à Saou depuis quelques années.


Formé aux Beaux Arts de Paris.

Après la peinture, et en dépit de son goût pour la couleur, il se passionne pour la gravure.

C’est le trait qui l’intéresse. « Après avoir commencé à graver dans des plaques de bois contre-plaqués de récupération, il trouva son outil idéal avec la pointe sèche, et son support de prédilection avec le plexiglass. Cela s'explique-t-il vraiment ? Les graveurs sont des artistes qui ont besoin de la résistance de la matière. C'est une conquête physique et une part fondamentale qui libère leur capacité de création. » Paul Ripoche

« Le travail qu'il accomplit n'est rendu possible que par le silence où il se maintient. Il s'agit d'une stratégie, où il y a de la ruse, dans un exil volontaire, à l'envers des clameurs et des grandes proclamations.

Travail à la loupe, où le microcosmique reflète le macrocosmique. Travail de chercheur, aussi humble qu'attentif et vigilant. Travail de poète à l'affût de tous les possibles. Travail de sape, accompli sous cape. Travail de sage, surtout, enfoui dans la folie générale. » Alain Jouffroy, mars 2004

 

Il utilise principalement la pointe sèche sur plexiglass.

« Cela se fait par élans, poussées, doigté, contrôles successifs de l'incontrôlable. Cela se fait par ramifications, comme tous les arbustes le font à partir de leurs racines. Un processus naturel, de type végétal, mais qui relève aussi des autres règnes. Les sculptures de Didier Hamey font penser, de loin, à des « bonzaïs ». Ses gravures, à des traces, assez énigmatiques, de choses plus ou moins inconnues. Un travail simultané de la main et de la pensée. Ainsi s'approche-t-il, millimètre par millimètre, d'une autre sorte de beauté. La beauté, rare en tout cas, de la délicatesse.

Parfois, cela évoque ces plantes sous-marines qui oscillent dans les grands fonds. Toute une population ressurgie à la surface des eaux, ressuscitée, réinventée. Cela évoque aussi des personnages farfelus, des fantoches, des virus et des anti-virus inattendus, des volées improvisées d'insectes et de fleurs. Didier Hamey appelle l'ensemble de ses sculptures et de ses gravures un « cabinet de curiosités » -comme s'il était lui-même le collectionneur de ces choses fragiles, infiniment fragiles, qui l'habitent et le hantent, le fascinent et le font mieux respirer que d'autres. » Alain Jouffroy

Les sculptures, un cabinet de curiosité

« Les petites vies, la multitude par milliards, que l'on perçoit, si l'on fait silence, dans la forêt aux ombres habitées, dans les champs bourdonnants à midi, dans les ruissellements de l'estran, dans la nuit bruissante à l'unisson des étoiles. Le bruissement universel des petites vies. D'elles, il recueille les bribes qui sont ses matériaux : carapaces, pinces de crabe, os de sèche, coquilles d'oursin, de crustacés, racines, graines, écorces, mousses et lichens, vestiges naturels en tous genres dont la réunion baroque forme un véritable atelier de curiosités, et qu'il transforme en créatures nouvelles, hybrides, fabuleusement parlantes car elles ont un visage et sourient ; sourire originel dirait-on, natif, qui dit la grâce d'exister et de faire signe ; et qui sans doute reflète le sourire de leur auteur, artiste réglé au diapason des flux originels d'où jaillit éternellement une infinité de formes. » Manuel Jover

Didier Hamey expose régulièrement dans de nombreuses galeries à Paris, Tours, Nantes, Lyon.

 


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