Phytoremediation 4 2019 8x25cm Ecorce dOsier Etain 1

Alain Fournier

Alain Fournier

13.05.2020
Phytoremediation 4 2019 8x25cm Ecorce dOsier Etain 1

Phytoremédiation 4, 2019, 8x25cm, Écorce d'Osier, Étain

 

2Phytoremediation 2019 17x7x45cm Ecorce de Saule Etain 1

Phytoremédiation, 2019, 17x7x45cm, Écorce de Saule Étain

 

 

3 Phytoremediation Feu 04 2020 12x22x4cm Charbon de bois dosier Etain

Phytoremédiation Feu, 04 2020, 12x22x4cm, Charbon de bois d'osier Étain

 

 

definitif 18 1 

définitif 18

 

Alain Fournier
Plasticien,
né en 1945 à Valence
vit et travaille à Valence

plus d’images http://www.alainfournier-art.fr/page-index-des-oeuvres.html
http://www.alainfournier-art.fr/biographie.html

L'œuvre d’Alain Fournier est une et multiple.
Multiple, car ses œuvres peuvent prendre des formes diverses : sculptures, tableaux, collections d’objets, installation in situ… Quant à l’exposition elle-même, scénographiée de façon très rigoureuse, elle fait œuvre .
Une , car depuis 1988, Alain Fournier consacre sa vie à un thème unique, plus qu’un sujet, une passion : le saule. Le saule dans tous ses états, tige, racine, feuilles, écorce, copeaux, poudre, charbon de bois…
Ainsi en 1999 il expose à la galerie Espace Liberté un cheminement de tiges de saules, installation poétique dans laquelle la lumière est un des éléments de l’œuvre.

Son intérêt pour cette espèce végétale devient son unique objet d’étude. Il l’explore dans toutes ses caractéristiques : physiques, chimiques, avec ses composantes, ses dérivés, ses propriétés, ses utilisations, comme dans l’étendue de son histoire et de sa géographie (toponymie : « saule » a donné noms à des nombreuses villes).

Ainsi la démarche artistique d’Alain Fournier se nourrit de différents champs des sciences humaines (anthropologie, sociologie, histoire) et des sciences dites dures :
  "L'essence de ma réflexion, dit-il, s’articule autour d’une relecture et d’une mise en œuvre des fondements de nos socles de connaissances et des “savoir faire” présents dans nos mythes, nos traditions, nos usages et nos coutumes. 
L’enjeu est de produire un mouvement d’aller-retour permanent entre des jadis et l’instant présent afin de révéler et de donner formes et sens à des savoirs et des pratiques oubliés, enfouis dans les mémoires collectives. »


Plus que le résultat plastique (l’oeuvre), compte, pour lui, la démarche qui est en jeu dans sa réalisation.


Si l’on en croit son dernier travail, l’artiste n’a pas encore fait le tour de son sujet !
Ses dernières œuvres s’intitulent : Phytoremédiation. Nous voilà en plein champ scientifique de pointe : il s’agit d’un ensemble de techniques qui visent à utiliser les caractéristiques de certaines plantes pour la dépollution des sols, de l’eau, voire l’assainissement de l’air. Cette technique est particulièrement intéressante pour décontaminer les sols pollués par les métaux lourds ou encore les pesticides. Car le saule est une de ces plantes qui détiennent ce pouvoir comme l’a mis en évidence  le chercheur Québécois Michel Labrecque observant que les saules sont en effet parmi les premiers à recoloniser un sol dévasté (par incendie) ou laissé en friche (après un accident nucléaire comme à Tchernobyl).


Pour parler de phytoremédiation, Alain Fournier intervient sur des écorces ou des feuilles de saule avec du plomb ou de l’étain. Il nous livre ici, en avant première, quelques photographies de ses œuvres, en attendant que le déconfinement les offre à notre regard.

Alain Fournier a exposé dans de nombreux centres d’art en France ( dont le GAC Annonay, Villa du Parc Annemasse), aux Musée de Valence et Musée de Romans, et dans diverses galeries :galerie Espace Liberté (dès 1999, avec Paca Sanchez et Marinette Cueco), à imprints Galerie en 2014 et plus récemment à la Villa Baltazar, à Valence avec Claude Viallat et Pierrette Bloch. EBT


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