Dwatts, pour la transition énergétique du territoire

21.11.2019

La nouvelle est tombée le 10 septembre dernier, l'association Biovallée est lauréate de TIGA, un programme gouvernemental qui va injecter près de 20 millions d'euros dans la Vallée. Dwatts fait partie des 5 entreprises qui vont recevoir un investissement. Le Bec fait un focus sur ces 5 structures.



En 2016, Dwatts s'est lancé en tant que société coopérative d'intérêt collectif. Un format qui permet à cette entreprise spécialisée dans la transition énergétique, d'avoir aujourd'hui 70 sociétaires de tous horizons : habitants, collectivités, entreprises. L'activité principale de Dwatts est de repérer des toits, ou espaces pour y installer (principalement) des panneaux photovoltaïques. De la toiture de particuliers aux toits de salle des fêtes, chacun et chacune peut solliciter l’entreprise : «On a commencé principalement avec des particuliers et des collectivités », explique Jean-Baptiste Boyer, le gérant.

« Pour se représenter les choses, une installation chez un particulier c’est environ 60m². On a essayé de développer ça sur des espaces d’entreprises ou agricoles, par exemple sur la bergerie des Amanins. Le prochain projet d’envergure ce sera 3000m² de panneaux solaires à Livron, en partenariat avec la CCVD. » 


La vente d’électricité


En général, la production d’électricité des installations de Dwatts est revendue à EDF. Même si la SCIC cherche à développer l’autoconsommation : « C’est une offre que l’on arrive à faire pour les petites entreprises ou les structures agricoles », commente le gérant de la SCIC.

« Aujourd’hui on a des projets de Livron à Lux-la-Croix-Haute ». Une Biovallée qui produit de l’énergie verte ? C’est possible également grâce aux collectivités, fortement intéressées par la démarche de l’entreprise Dioise. Dans les premiers sociétaires, la communauté de communes du Diois, qui devrait être suivie par la CCVD et la 3CPS.  « Le modèle qui est poussé est assez bénéfique pour le territoire et donc les collectivités. Car les investissements sont faits dans un domaine vertueux, où la fiscalité est intéressante et nous travaillons avec des partenaires locaux ». 



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 Et TIGA dans tout ça ?


Parmi les 20 millions d’euros injectés dans la Biovallée grâce au programme TIGA, Dwatts va recevoir 7,8 millions d’euros en investissements. « C’est un programme qui s’étale sur dix ans », rappelle Jean-Baptiste Boyer. « On a prévu que cette somme soit débloquée en plusieurs fois, on ne se réveille pas un matin avec près de 8 millions d’euros sur son compte ! »

Il faudra également trouver des cofinancements, car la Banque des territoires, l’instance qui verse l’argent, ne peut pas rentrer seule au capital d’une entreprise. Selon le rétroplanning de l’association Biovallée, il faudrait que la SCIC mobilise 15,3 millions d’euros d’investissements privés. 


Des partenariats sont donc envisagés, à l’extérieur du territoire : « On restera sur des modèles coopératifs et un ancrage territorial », explique le gérant de l’entreprise. « Mais c’est un peu comme si on devait rendre l’argent au bout de dix ans ». (Un investissement ressemblant plus à un prêt qu'à une subvention.)

Un scénario pour la transition


Pour que la transition énergétique se passe dans la Vallée, il faut envisager le scénario suivant : la diminution de la consommation énergétique par deux et la multiplication de la production d’énergies renouvelables par quatre d’ici 2040. Un programme ambitieux mais nécessaire selon Jean-Baptiste Boyer.

Elodie Potente


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Une économie de longue durée 


Pour l'instant, Dwatts rentre environ 40 000 euros par an de chiffre d'affaires en production d'énergie.

Une toiture de 60m² de panneaux photovoltaïques, représente 1800 euros / an de bénéfices.

Une toiture de 600m² environ 13000 euros / an.

Le modèle économique s'inscrit donc sur la durée.


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